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Le Court Central

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Stan Wawrinka: gare au lion qui someille

Stan Wawrinka: gare au lion qui someille

A trois jours du début du tournoi et à la veille de connaître les tableaux, on clôture, aujourd'hui, notre série de présentations des différents protagonistes qui vont marquer cette édition 2017 de Roland-Garros. Ainsi, on vous propose d'étudier les chances de Stan Wawrinka, vainqueur du tournoi il y a deux ans, qui arrive cette année en manques de repères. Pour autant, cela ne veut pas dire qu'il sera une proie facile à attraper pour ses concurrents.

Stan Wawrinka: gare au lion qui someille

Dans quelle forme Stan Wawrinka va-t'il arriver à Roland-Garros? En effet, depuis le début de la saison, le suisse alterne le bon et le décevant. Pourtant, tout avait bien commencé pour le Vaudois: le troisième joueur mondial avait initié 2017 avec une demi-finale à l'Australian. Après, comme d'habitude, un début de tournoi poussif, Stanimal avait enclenché la seconde, s'était brouillé avec Jo-Wilfried Tsonga et avait poussé Roger Federer dans ses derniers retranchement. Un mois et demi plus tard, il s'est, de nouveau, incliné face à son aîné helvète, cette fois en finale du Masters 1000 d'Indian Wells. Alors qu'on se disait, enfin, que Wawrinka allait reproduire les mêmes performances en Masters 1000 qu'en Grand Chelem, les choses se sont compliquées juste après le tournoi californien. Le vainqueur du dernier US Open a subi de plein fouet la fougue du jeune allemand Alexander Zverev, en huitièmes de finale de Miami. Toutefois, le plus inquiétant demeure sa saison sur terre-battue. Sur sa surface de prédilection, Wawrinka n'a pas vu le jour, puisqu'il n'a remporté que deux matchs sur la surface ocre(avant le tournoi de Genève). Ainsi, on l'a vu prendre ses pieds dans le tapis à Monte-Carlo dès les huitièmes de finale face à Pablo Cuevas (il y a pire comme défaite, me direz-vous), s'incliner dans un gros combat face à son pote Benoît Paire dès son entrée en lice à Madrid, avant de se montrer impuissant face aux gros services du géant américain John Isner.

Ainsi, Wawrinka va à arriver à Paris en manque de matchs. Toutefois, les cartes vont vite être rebattues à la Porte d'Auteuil. En effet, jouer au meilleur des cinq sets sur un tournoi du Grand Chelem demeure bien différent de joueur un simple match de Masters 1000: non seulement parce que les parties peuvent durer plus longtemps, mais aussi car il n'y a rien de plus stimulant pour un joueur de tennis que de briller dans les tournois majeurs devant une foule en délire. Wawrinka a appris cette dichotomie à deux reprises à Roland-Garros. La première fois, c'était en 2014: alors qu'on le voyait comme l'un des possibles favoris pour Roland suite à son sacre à l'Australian Open et à Monte-Carlo, Stanimal s'était, finalement, crashé dès son entrée en lice face à Guillermo Garcia-Lopez. De même, l'année suivante, il s'était présenté en simple outsider (et avec un short improbable) à cause la forme de feu de Novak Djokovic cette année-là. Finalement, il domptera assez tranquillement le serbe en finale et s'adjugera, ainsi, son deuxième titre majeur. 

Malgré l'enchaînement de performances, pour le moins décevantes, Wawrinka a, cependant, toujours brillé au moment où on l'attendait le moins. Faut-il rappeler que son sacre à l'US Open est venu juste après un huitième de finale à Cincinnati? Tout simplement, dès qu'il s'agit de jouer l'un des quatre majeurs de la saison, le suisse devient un monstre capable d'imposer sa cadence infernale. Même s'il connait, très souvent, des entames de tournois du Grand Chelem assez laborieuses, Stanimal monte progressivement en puissance avant de devenir injouable lorsque le tournoi approche de son terme. Ainsi, même si Rafael Nadal semble demeure l'immense favori à la victoire finale, Wawrinka peut constituer l'un des principales impasses à un dixième suisse du champion majorquin. C'est pourquoi, on pense qu'il sera très certainement dans le dernier carré du tournoi parisien cette année.