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Le Court Central

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Masters 1000 de Madrid: Rafa seul au monde

Masters 1000 de Madrid: Rafa seul au monde

Après avoir brillé à Monte-Carlo et à Barcelone, Rafael Nadal confirme sa domination sans partage sur terre-battue en s'imposant au Masters 1000 de Madrid face à Dominic Thiem en finale. A l'heure où la concurrence semble aux abois, le Majorquin continue de se préparer sereinement en vue d'un dixième sacre à Roland-Garros et profite de l'absence de Roger Federer pour s'emparer de la première place à la Race.

Rafael Nadal (Crédits Photo: David Aliaga/Action Plus/Getty Images)

Rafael Nadal (Crédits Photo: David Aliaga/Action Plus/Getty Images)

Décidément, cette saison 2017 ressemble de plus en plus à un opus de la mythique saga "Retour vers le Futur". Après le premier trimestre éclatant de Federer, digne de ses plus beaux millésimes (2004 à 2006), la saison sur terre-battue européenne voit, comme à la grande époque, la domination sans partage d'un seul joueur: Rafael Nadal. Pour la première fois depuis 2010, le Majorquin fait le carton plein en remportant coup sur coup Monte-Carlo, Barcelone et Madrid. Dans la capitale espagnole, le plus grand sportif ibérique en activité en a fait voir de toutes les couleurs à des adversaires réputés coriaces. Si on excepte son entrée en lice où il a dû faire face aux effets d'une otite, Rafa a sorti le grand en ne cédant pas le moindre set jusqu'au sacre final. En quelques jours, l'ancien numéro un mondial a écoeuré Nick Kyrgios, dompté David Goffin, et a parfaitement négocié son premier face-à-face de la saison face à Novak Djokovic. En finale, après un premier set de haute volée (ponctué par un tie-break phénoménal), le Majorquin a réussi à calmer les ardeurs du très talentueux autrichien Dominic Thiem. A deux semaines du début de Roland-Garros, Rafael Nadal montre qu'il est le patron sur terre-battue. Ses rivaux n'ont plus qu'à s'arrêter à l'église d'Auteuil avant d'aller à Roland car il va falloir brûler beaucoup de cierges pour espérer renverser ce Rafa-là.

Deux semaines après sa finale à Barcelone, Dominic Thiem continue de montrer ses belles aptitudes sur terre-battue. Alors que sa partie de tableau a rapidement vu s'effacer les noms d'Andy Murray et de Stan Wawrinka, l'Autrichien de 23 ans a tenu son rang tout au long de la semaine contre des joueurs pourtant dangereux. En huitièmes de finale, le nouveau septième joueur mondial a sauvé cinq balles de match avant de se défaire de Grigor Dimitrov au tie-break du troisième set. En quarts de finale, le demi-finaliste de l'édition 2016 de Roland-Garros a mis fin à l'épopée du croate Borna Coric, tombeur d'Andy Murray plus tôt dans la semaine. Puis, dans le dernier carré, il a contenu l'épouvantail uruguayen Pablo Cuevas, qui en a profité pour claquer le coup de la semaine. Avec cette belle performance à Madrid, Thiem confirme qu'il sera l'une des principales attractions de Roland-Garros. De plus, en considérant les formes actuelles de Djokovic, Murray, voire de Wawrinka (même si Stanimal demeure un tueur en Grand Chelem), l'Autrichien peut créer la surprise et il ne serait pas surprenant de le voir atteindre les demi-finales, voire même la finale de Roland-Garros.

 

Andy Murray, en plein doute à deux semaines de Roland-Garros

Andy Murray, en plein doute à deux semaines de Roland-Garros

Si Nadal marche sur l'eau en ce moment, les semaines de Novak Djokovic et d'Andy Murray, en revanche, se suivent et se ressemblent. Après avoir fait du ménage dans son staff (notamment en limogeant son coach historique Marjan Vajda), Novak Djokovic a connu un tournoi poussif à Madrid. Après être passé à deux doigts d'une élimination d'entrée contre Nicolas Almagro, le Serbe, tenant du titre, s'est légèrement rassuré en huitièmes après sa victoire face à Feliciano Lopez, avant de bénéficier du forfait de Kei Nishikori. Toutefois, en demi-finales face à Rafa, Djokovic a pris l'eau: pendant les trois-quarts du match, le natif de Belgrade a manqué de réalisme (faire service-volée sur une deuxième balle, really?) et a multiplié les fautes directes, notamment en revers. Andy Murray, lui, après avoir réalisé un tournoi de Barcelone encourageant, s'est pris les pieds dans le tapis dès son entrée en lice à Madrid. Face à Borna Coric, le numéro un mondial a livré une copie indigente, ponctuée de nombreuses fautes directes, et n'a pas réussi à créer le jeu face à un adversaire en confiance depuis un mois.

Si la principale attraction française à Madrid se nommait Kristina Mladenovic, les autres français ont connu, en revanche, un tournoi plus discret. Certains en ont, quand même, profité pour prendre confiance sur terre-battue: on pense, notamment, à Benoît Paire, qui a réussi à sortir Stan Wawrinka avant de livrer une franche opposition à Pablo Cuevas. On peut également évoquer le parcours de Nicolas Mahut qui a sorti l'Américain Jack Sock avant de livrer une belle bataille face au même Cuevas, et qui a atteint la finale du double avec Edouard Roger-Vasselin. A part ça, à deux semaines du début de Roland-Garros, le tennis tricolore n'inspire pas (encore) l'optimisme. Gaël Monfils semble encore touché au tendon d'Achille suite à son match affreux face à Gilles Simon. Jo-Wilfried Tsonga, après sa victoire éprouvante contre le Russe Kuznetsov, a jeté l'éponge suite à une blessure à l'épaule. Richard Gasquet, après avoir loupé le mois de mars et Monte Carlo à cause d'une appendicite, a vu son dos sceller son absence à Madrid et à Rome (ce qui n'est pas idéal pour prendre des marques avant Roland). Même Lucas Pouille, qui réalise, pourtant, un début de saison solide, a connu un accident en s'inclinant dès son entrée en lice face à son compatriote Pierre-Hugues Herbert. Toutefois, cette défaite ne doit pas revoir à la baisse ses ambitions pour Roland.