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Le Court Central

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La course au Masters & La lutte pour la première place mondiale

La course au Masters & La lutte pour la première place mondiale

Après quelques semaines de suspens, la course au Masters va voir son dénouement se dérouler cette semaine, au Masters 1000 de Paris-Bercy. En effet, il reste deux précieux sésames à distribuer, pour six prétendants (plus ou moins sérieux). En revanche, la lutte qui oppose Novak Djokovic à Andy Murray risque de connaître un sacré tournant à Paris.

La course au Masters & La lutte pour la première place mondiale

Le duel pour le trône du tennis: Murray continue de rattraper son retard

Si Novak Djokovic n'a fait son retour sur les courts que vendredi (après avoir tenté de régler ses problèmes conjugaux cette semaine en Espagne avec sa belle), Andy Murray était aligné au tournoi de Vienne. Dans la capitale autrichienne, l'Ecossais a particulièrement brillé, puisqu'il a remporté son septième titre de la saison, en battant Jo-Wilfried Tsonga en finale. Avec ce sacre, le protégé d'Ivan Lendl se trouve à 1950 points de Novak Djokovic. Cependant, Murray peut déloger le serbe de son trône dès cette semaine. En effet, la semaine prochaine, les deux joueurs perdront les points qu'ils avaient acquis à Bercy et au Masters en 2015: durant cette période, Djokovic avait engrangé 2300 points tandis que Murray en avait récolté 800. Si on les retranche cette semaine, il n'y a plus que 400 points qui séparent les deux joueurs.

Pour que Murray devienne numéro un mondial en fin de semaine, il faudrait qu'il remporte Bercy et espérer une défaite du Serbe avant la finale. De même, une simple finale suffirait au Britannique, si et seulement si Djokovic s'incline avant les demi-finales. Quand on regarde le tableau de Djoko, qui peut rencontrer le très fringant Marin Cilic en quarts de finale ou Stan Wawrinka (même s'il est crâmé en cette fin de saison) en demi-finale, et qu'on tient compte de sa fatigue mentale, on se dit que l'hypothèse de voir Murray devenir le 26e n°1 mondial de l'Histoire du tennis à la fin de la semaine n'est pas improbable.

Ils sont aussi qualifiés pour le Masters de Londres

 

Stan Wawrinka: Depuis son sacre à l'US Open, Wawrinka semble émoussé physiquement et mentalement. Après avoir été éliminé dès les huitièmes de finale du Masters 1000 de Shanghaï par Gilles Simon, le suisse est tombé dès les quarts de finale du tournoi de Bâle (où il concourrait avec la tête de série numéro un) face au revenant Micha Zverev (grand frère du petit prodige du circuit, Alexander Zverev).

 

Milos Raonic: Particulièrement brillant en début de saison, Milos Raonic accuse le coup depuis le mois d'août. Rattrapé par des blessures à la cheville, le canadien peine à retrouver la forme qui l'a menée en finale de Wimbledon et s'incline de manière prématurée dans des tournois où il constitue l'une des principales têtes d'affiche. Ainsi, on l'avait vu abandonner en demi-finale de Pékin contre Dimitrov et s'est fait éliminer dès son entrée en lice à Bâle contre le lituanien Berankis. La baisse de régime de Raonic peut être profitable à Tsonga, même s'il ne faut jamais sous-estimer le canadien, surtout après sa saison 2016 de rêve.

 

Kei Nishikori: Après avoir abandonné chez lui, à Tokyo, et renoncé à participer au Masters 1000 de Shanghaï, Kei Nishikori a fait son retour sur les courts à Bâle la semaine dernière. Le quatrième joueur mondial a atteint la finale du tournoi suisse, où il n'a rien pu faire face à Marin Cilic. Toutefois, en Suisse, on l'a vu gêné par sa hanche. Le japonais va-t'il se préserver pour Londres et s'économiser à Paris ou va-t'il jouer pleinement dans le douzième arrondissement de la capitale? Si la deuxième hypothèse l'emporte, Jo-Wilfried Tsonga peut se faire du soucis. On se souvient qu'il y a trois ans, le japonais avait éteint les derniers espoirs de qualifications au Masters du français.

 

Gaël Monfils: Absent des courts la semaine dernière, le Français a profité des mauvaises performances de Berdych et de Goffin pour valider définitivement son billet. Malheureusement, Monfils, qui avait du renoncer à Roland-Garros, a décidé de faire l'impasse pour Bercy, afin d'arriver dans les meilleures conditions pour son premier Masters.

Marin Cilic, victorieux à Bâle et potentiellement qualifié pour le Masters (Getty Images/Harold Cunningham)

Marin Cilic, victorieux à Bâle et potentiellement qualifié pour le Masters (Getty Images/Harold Cunningham)

Il y a de fortes chances que ces deux-là soient les derniers qualifiés

 

Dominic Thiem: Comme de nombreux joueurs en cette fin de saison, Dominic Thiem marque le pas après un début de saison aussi phénoménal qu'éprouvant. En effet, l'Autrichien a remporté quatre titres cette saison et a disputé 78 matchs cette année. Depuis l'été, le jeune autrichien n'arrive pas à reproduire ses performances de début de saison, non seulement à cause de la fatigue, mais aussi à cause de son manque d'affinités avec les surfaces rapides (sur lesquelles il ne parvient pas à mettre en place ses frappes puissantes). Ainsi, à Vienne, Thiem a franchi un tour avant de tomber face à Troicki. Toutefois, la fébrilité de ses poursuivants devrait lui assurer assez rapidement sa place à Londres.

Marin Cilic: De tous les prétendants au Masters, Cilic est le seul qui présente une forme optimale et une confiance revigorée. Après un début de saison quelconque, Cilic s'est illustré en remportant le Masters 1000 de Cincinnati, juste après les Jeux Olympiques. Après avoir été le fossoyeur de la campagne 2016 de l'équipe de France de Coupe Davis, Cilic a fait marcher son service surpuissant pour remporter le tournoi de Bâle, et devance désormais Tomas Berdych, qui campait la position du huitième et dernier qualifié, avec une avance confortable. A Bercy, Cilic aura l'occasion d'engranger encore plus de confiance, d'autant plus qu'il essaiera de soulever la Coupe Davis avec la Croatie à la fin du mois de novembre.

 

Ils sont encore dans la course (mais ça va devenir compliqué)

 

Tomas Berdych: Pour se qualifier, Berdych devra atteindre, au moins, les demi-finales, en espérant que Thiem perde d'entrée, Cilic ne gagne pas deux matchs à Paris, que Tsonga ne gagne pas le tournoi et que Goffin n'aille pas en finale. Or, pour cela, il faudrait qu'il écarte Bautista-Agut (qui a disputé la finale de Shanghaï) avant, éventuellement, de créer l'exploit en sortant Murray en quarts. Le seul problème, c'est que le Tchèque reste sur trois défaites au premier tour contre des joueurs à sa portée et n'a, donc, pas gagné un match depuis un mois.

David Goffin : Pour se qualifier, il lui faut espérer que Thiem ne gagne aucun match et qu'il ne tombe ni sur Tsonga, ni sur Cilic et ni sur Berdych en finale. Or, depuis un mois, Goffin joue de manière tendue et n'arrive pas à entrer dans les huit premiers à la Race. Alors qu'il était tête de série numéro un à Anvers, le belge s'est incliné contre l'argentin Schwartzmann et a laissé échapper 150 précieux points. A Bâle, Goffin a cédé face aux coups de massue du revenant de l'année, Juan Martin Del Potro.

Jo-Wilfried Tsonga : Pour se qualifier, il faut qu'il gagne le tournoi et que Cilic ne parvienne pas en demi-finale et que Thiem s'arrête avant les quarts de finale de Bercy. Il faudrait ainsi qu'il batte Nishikori (face à qui le Français butte beaucoup, même si le japonais n'est pas totalement rétabli de sa blessure à la hanche) en huitièmes, Raonic en quarts, Murray en demi (contre lequel il s'est incliné en finale de Vienne dimanche). Autant dire que, pour se qualifier, Tsonga devra s'investir en commando comme il l'avait fait en 2008, où il avait arraché sa place au Masters suite à un sacre à Bercy.

Roberto Bautista-Agut: Pour se qualifier à Londres, il faut qu'il gagne Bercy, et espérer que Cilic n'aille pas en demi et que Thiem gagne moins de trois matchs. Or, s'il arrive à vaincre Berdych en huitièmes, l'espagnol devrait retrouver Andy Murray, qui veut cette première place mondiale qui lui tend les bras. On avait à Shanghaï que, malgré son parcours énorme, il n'avait rien pu faire contre l'écossais, qui joue presque continuellement sur un nuage depuis six mois.