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Le Court Central

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Ca y est!

Ca y est!

Au terme d'une finale apathique contre Andy Murray (3/6 6/1 6/2 6/4), Novak Djokovic a enfin remporté Roland-Garros et devient le huitième joueur à avoir soulevé les trophées de vainqueur de tous les tournois du Grand Chelem. Surtout, il s'inscrit comme le premier joueur à avoir gagné les quatre Grands Chelem de suite, depuis Rod Laver en 1969.

Ca y est!

On peut rapprocher Novak Djokovic à Leonardo diCaprio par plusieurs aspects. Outre le fait qu'ils soient tous deux végétariens, le joueur serbe et l'acteur américain partagent le fait de posséder la même bouille depuis dix ans. Mais surtout, les deux hommes ont tous deux brisé une malédiction, qui les suivait depuis des années. Alors que DiCaprio a enfin soulevé la célèbre statuette des Oscars il y a quelques mois, le Djoker s'est enfin imposé à Roland. Après un parcours presque sans faute, le numéro un mondial, qui a également bénéficié d'abandons de joueurs prestigieux, retrouve une de ses victimes favorites en finale: Andy Murray. Le départ du match donne lieu à une opposition étrange: tandis qu'Andy Murray semble présent et se montre solide sur son service, Nole semble absent, ne rentre pas dans la balle comme d'habitude et subit la cadence imposée par Murray. Rapidement, le numéro un mondial se retrouve mené 4-1, avant de perdre la première manche 6/3.

 

Endormi depuis le début de la rencontre, et frustré par son niveau de jeu, Djokovic décide, alors, de se révolter. Le protégé de Boris Becker monte, alors, la qualité de son service et profite de la baisse de régime de l'Ecossais (notamment au service) pour se montrer agressif au retour. Opportuniste, celui qui vient d'engranger son douzième titre du Grand Chelem a enclenché le mode "rouleau-compresseur" et a immergé son adversaire du jour. Rapidement, Djoko revient à un set partout et semble définitivement lancé dans son match.

Ca y est!

Au début du troisième acte, deux options s'offrent dans l'imagination des (télé)spectateurs: soit on allait assister à une vraie lutte entre les deux joueurs, soit Djokovic allait dérouler. Malheureusement pour le spectacle, la deuxième option l'a emporté. Définitivement lancé, Djokovic a continué de maintenir la tête de Murray sous l'eau dans l'échange et de l'agresser sur son service. Ainsi, l'homme qui vaut 100 milions a rapidement double-breaké le deuxième joueur mondial, avant de mener deux sets à un. Le quatrième set reprend les mêmes bases: sans doute lessivé à cause de ses longues et précédentes rencontres, le Britannique a continué de fouler la terre-battue du court Philippe Chartier comme un fantome. Djokovic, plus détendu qu'au dèbut de la rencontre, continue d'imposer son tempo et d'harceler Murray sur son service. Comme lors du set précédent, le joueur serbe remporte à deux reprises la mise en jeu de son rival et se retrouve à servir pour le match. Malgré un bref sursaut de Muzza, Djokovic doit attendre deux jeux et une dernière faute de revers de son dauphin pour s'allonger sur le Court et savourer sa victoire. Devant le brésilien Gustavo Kuerten, qui s'est imposé à trois reprises à la Porte d'Auteuil, Nole dessine un coeur sur le court. Comme un symbole, le soleil est ré-apparu en même temps que sa malédiction, qui lui pesait à Paris, a disparu. Soulagé d'avoir passé ce dernier obstacle, Djokovic peut continuer d'écrire sa légende. Déjà détenteur de douze titres du Grand Chelem, le champion du jour peut viser LE Grand Chelem (qu'il a réalisé, mais sur deux ans) et le record de 17 titres majeurs de Roger Federer.

Ca y est!