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Le Court Central

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Stan Wawrinka, un an après.

Stan Wawrinka, un an après.

Un an après son improbable short et sa victoire face à Novak Djokovic, le Suisse revient à Roland dans la peau du tenant du titre. Cependant, que faut-il attendre du Suisse à quatre jours de jours? On vous donne quelques éléments de réponse aujourd'hui.

Stan Wawrinka, un an après.

Un début de saison assez contrasté.

 

Un an après son sacre à Roland, Stanislas Wawrinka revient à Roland dans une position incertaine. En effet, malgré ses deux titres à Chennaï et à Dubaï, le quatrième joueur mondial peine à s'affirmer lors de plus grandes échéances. En effet, cette année, le Vaudois n'a pas dépassé les quarts en Masters 1000 et s'est incliné dès les huitièmes de finale à l'Open d'Australie, contre un Milos Raonic en grande forme. De plus, le Suisse n'a pas encore trouvé ses marques sur terre et a signé, jusque là, des perfomances en décalage avec son rang de quatrième joueur mondial: après avoir pris une fessée face à Nadal en quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo, "Stan the Man" est tombé d'entrée face à un Kyrgios flamboyant et n'a passé qu'un tour à Rome. Toutefois, cette semaine, Wawrinka compte se (re)lancer à Genève, où il part grand favori dans la course au titre. Cet évènement, certes modeste, constitue l'occasion idéal de prendre ses repères juste avant de défendre les 2000 points de son titre de l'an dernier.

 

Un homme capable de déjouer les pronostics (pour le meilleur comme pour le pire)

 

Malgré cette (légère) méforme, il ne faut pas s'inquiéter pour Wawrinka. En effet, par le passé, le Suisse a montré que ses performances réalisées juste avant Roland et son parcours parisien pouvaient connaître des trajectoires contraires. Ses résultats à Paris enregistrés ces deux dernières années en illustrent le parfait exemple. En 2014, Wawrinka s'affirme comme l'un des hommes forts du début de saison après ses sacres à l'Australian Open et au Masters 1000 de Monte-Carlo. Toutefois, un mois après son titre à Monaco, le Suisse tombe de très haut en prenant la porte d'entrée contre l'Espagnol Guillermo Garcia-Lopez. En revanche, l'an dernier, c'est l'effet inverse qui s'est produit: après des performances à Monte-Carlo et à Madrid pas folichones, Wawrinka se reprend à Rome avant de remporter son deuxième titre du Grand Chelem d'une main de maître. 

 

Vers un nouvel exploit?

 

Ainsi, l'an dernier, Wawrinka a envoyé un message fort à ses adversaires et aux observateurs du tennis: dans un circuit où rien ne résiste à Novak Djokovic, Wawrinka demeure l'un des seuls remparts crédibles au Serbe. En effet, le deuxième meilleur joueur suisse a toujours battu l'incontestable numéro un mondial au moment de remporter un Majeur. De plus, avec son jeu offensif et son revers à une main sublime, le francophone peut battre n'importe qui, comme le montrent ses victoires face à Rafa à Rome en 2015 (ce qui, je pense, lui a donné le déclic pour remporter Roland) ou face à Murray à l'US Open 2013. Enfin, le format en trois sets gagnant jouera en sa faveur puisqu'il est connu pour être l'un des joueurs les plus impressionnants physiquement et mentalement. On se souvient de sa victoire en quarts de finale l'an dernier, où il avait lessivé son illustre compatriote Roger Federer, avant d'écoeurer mentalement Novak Djokovic en finale.