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Le Court Central

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#RG2016: Les Présentations (Chapitre 4)

#RG2016: Les Présentations (Chapitre 4)

Lucas Pouille (22 ans, France, n° 52)

#RG2016: Les Présentations (Chapitre 4)

Forme du moment

Après une préparation hivernale sérieuse effectuée à Dubaï, le Nordiste a attendu le moins de mars et le Masters 1000 de Miami pour récolter les fruits de son travail. En effet, depuis le tournoi floridien, le jeune Français de 22 ans enchaîne les bonnes performances, même en Masters 1000. Après un huitième de finale à Miami et à Monte-Carlo, Pouille a même disputé la première finale de sa carrière à Bucarest, où il n'a rien pu faire face à l'expérimenté Verdasco. Après un deuxième tour à Madrid (après être passé par les qualifications et avoir battu le Belge David Goffin au premier tour), le protégé d'Emmanuel Planque et de Yannick Noah doit disputer un nouveau huitième de finale au Masters 1000 de Rome, où il doit retrouver David Ferrer, qu'il a battu à Miami. Bref, Pouille peut aborder sereinement Roland-Garros.

Roland et lui

En 2013, alors âgé de 19 ans et pointant à la 324ème place du classement ATP, Pouille et sa crinière blonde s'étaient révélé en passant un tour, avant de trébucher face au bulgare Grigor Dimitrov.

On le voit arriver au moins...

Et si Lucas Pouille atteignait son premier troisième tour? En effet, tout au long de sa tournée sur terre, le jeune français a accroché quelques clients à son scalp (on pense, notamment, au treizième joueur mondial David Goffin) et a signé de très belles performances en Masters 1000. A part les membres du top 10, on le sent capable de poser des soucis, voire de battre les autres potentielles têtes de série. Enfin, on sent qu'il a mûri et qu'il saura retourner la pression du public à son avantage. Cependant, si on veut vraiment s'enflammer, on peut voir, en ce jeune homme, un futur participant des huitièmes de finale cette année. Cependant, malgré ces belles performances, le chemin demeure encore long pour Pouille pour atteindre son objectif: remporter un tournoi du Grand Chelem.

 

Juan Martin Del Potro (27 ans, Argentine, n°229)

#RG2016: Les Présentations (Chapitre 4)

Forme du moment

Après deux années blanches suite à un blessure très persistante aux poignets, Juan Martin Del Potro est sur une phase de retour initiée au mois de février à Delray Beach. Après avoir débuté l'année au delà de la 1000ème place mondiale, la Tour de Tandil a déjà récupéré près de 800 et s'approche du top 200. Bien sûr, l'immense Argentin manque encore de matchs pour retrouver le top 10, dont il faisait partie avant ses deux années de galères. Cependant, son retour demeure très encourageant comme l'attestent sa demi finale à Delray Beach, son quart à Munich et le fait qu'il ait passé au moins un tour dans chacun des Masters 1000 qu'il a pu disputer avec son classement protégé.

Roland et lui

A cause des soucis physiques, Juan Martin Del Potro n'a plus pris part au tournoi de la Porte d'Auteuil depuis 2012. Ne plus l'avoir vu dans les travées de Roland depuis 4 ans est fort dommageable quand on se souvient de la demi-finale qu'il a disputé en 2009. Lors de cette dernière, il avait sérieusement menacé le futur vainqueur du tournoi: Roger Federer. Après avoir mené deux sets à un, il a vu le Suisse se réveiller et prendre le meilleur sur lui. Cependant, il trouvera la faille trois moins plus tard pour s'imposer à l'US Open et réaliser un exploit retentissant. 

On le voit arriver au moins

On voit mal comment les organisateurs de Roland-Garros pourraient lui refuser une invitation pour l'édition qui commence dans dix jours. Qu'importe qu'il s'arrête au premier tour, ou qu'il atteigne la deuxième semaine: le principal pour Del Potro est de savourer son retour sur un court de tennis. Il nous avait manqué.

 

Grigor Dimitrov (24 ans, Bulgarie, n°35)

#RG2016: Les Présentations (Chapitre 4)

Forme du moment

Malgré un début de saison assez bon et deux finales disputées cette année, Grigor Dimitrov semble dégringoler au classement. Le bulgare paye un léger manque de régularité, certains trous d'air (notamment lors de sa dernière finale à Istanbul, où il semblait se diriger vers la victoire avant de laisser revenir son adversaire, de craquer et de passer ses nerfs sur trois de ses raquettes) et semble moins en vue en Masters 1000 cette saison, notamment sur ceux se déroulant sur terre-battue. En effet, alors qu'il s'était hissé en quarts de finale à Monte-Carlo et Madrid l'an dernier, l'ex-compagnon de Maria Sharapova n'a passé qu'un tour sur le Rocher et a trébuché d'entrée dans la capitale madrilène. Par conséquent, cette incapacité à maintenir ses performances du début d'année dernière lui coûte beaucoup de points et le voit reculer hors du top 30. Si bien qu'aujourd'hui, pour la première fois depuis 3 ans, celui qui est (ou était?) surnommé le "Baby Federer" n'est même pas assuré de décrocher un statut de tête de série pour Roland-Garros. Toutefois, s'il veut espérer retrouver le premier plan de la scène tennistique, Dimitrov ne doit pas désespérer et pourra faire le plein de points après Wimbledon. En effet, c'est sa deuxième partie de saison qui l'a vu commencer à chuter, après avoir connu des bouleversements dans sa vie professionnelle et privée.

 

Roland et lui

Malgré son style de jeu soyeux et sa richesse technique, le talent de Dimitrov ne s'est pas (encore) révélé à Paris. Si sa meilleure performance reste un troisième tour en 2013, le Bulgare reste sur deux sorties d'affilée dès son entrée en lice, dont une face au géant Ivo Karlovic, non réputé pour être un bon joueur sur terre.

 

On le voit arriver au moins 

 

Après une année galère, on aimerait vraiment voir Dimitrov reprendre en main sa progression. Même si la terre-battue n'est pas sa surface favorite, un troisième tour le remettrait en partie en confiance, un mois après avoir éclaté trois raquettes comme un symbole d'impuissance.

Alexander Dolgopolov (27 ans, Ukraine, n°28)

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Forme du moment

Si Dolgopolov n'est plus l'espoir du tennis qui devait tout défoncer sur son passage, il reste tout de même un joueur dont il faut se méfier. A défaut d'être exceptionnel, son début de saison comporte peu de faux pas. Ses meilleures performances restent une demi-finale à Acapulco, ainsi que deux quarts de finale à Rio et Barcelone. De plus, quand on regarde ses défaites, la plupart ont eu lieu face à des joueurs vraiment meilleurs que lui. Ainsi, parmi ses huits bourreaux, on peut citer pêle-mêle Rafael Nadal, Kei Nishikori (deux fois), Roger Federer, Richard Gasquet ou Milos Raonic.

Roland et lui

Pour l'instant, la relation entre Dolgopolov et Roland rélève du rendez-vous manqué. Alors que son jeu demeure aussi imprévisible que soyeux, et que son amorti est l'une des plus chatoyantes du circuit, l'Ukrainien n'a pourtant jamais dépassé le stade du troisième tour. Pire encore, depuis 2012, il n'a gagné qu'un seul match à Paris. Est-ce le syndrome de Gilbert (maladie qui provoque de nombreux moments de fatigue. En gros, c'est une mononucléose permanente), dont il est atteint, qui le rend incapable de tenir plusieurs matchs d'affilée sur une surface où les longs marathons sont plus fréquent qu'ailleurs? Peut-être, même s'il doit suivre un traitement adapté.

On le voit arriver au moins...

Le soucis avec Alexandr Dolgopolov, c'est qu'il demeure un joueur aussi génial qu'irrégulier. S'il y a bien un joueur dont l'expression "sur le papier" ne convient pas, c'est bien lui, car il nous surprend sans cesse (en bien ou en mal). En tant que passionné de tennis, on aimerait bien voir l'Ukrainien et son jeu atypique aller le plus loin possible. Sans être convaincu, on le verrait bien tenir son rang et atteindre le troisième tour. Cependant, sa nonchalance peut lui jouer des tours et le voir commettre certains non-matchs.

Benoît Paire (27 ans, France, n°21)

#RG2016: Les Présentations (Chapitre 4)

Forme du moment

Après une année 2015 qui a vu sa renaissance (voire plus), l'Avignonais réalise un début de saison 2016 plus discret. Si sa saison sur dur a connu quelques belles désillusions (on pense notamment à son non-match lors de son élimination d'entrée à l'Australian Open), son escapade sur terre se révèle plus convaincante. En effet, on l'a d'abord vu proche de créer un énorme exploit face à Andy Murray en huitièmes de finale de Monte-Carlo, avant d'enchaîner deux demi-finales de suite à Barcelone et à Estoril. Après une défaite d'entrée face à Sock à Madrid, Paire a proposé une belle résistance face à son ami Stanislas Wawrinka, en marge du deuxième tour du Masters 1000 de Rome.

Roland et lui

Si Benoît Paire s'est révélé au grand public à Roland, comme bon nombre de joueurs français, les différents courts du tournoi de Grand Chelem parisien a vu sa résurrection opérée l'année dernière. En effet, alors qu'il revenait d'une blessure au genou qui lui a fait vivre un calvaire durant la totalité de saison 2014, le compagnon de la chanteuse Shy'm a montré à tous que son mental semble infaillible. Après un premier tour compliqué face au qualifié portuguais Elias, il sort vainqueur d'un duel de sanguins aux dépens de l'Italien Fognini, avant de tomber avec les honneurs contre Tomas Berdych. 

On le voit arriver au moins...

Quoiqu'il arrive, l'Avignonais fera partie des 32 têtes de série pour Roland-Garros. A moins qu'il ne réédite son accident survenu au premier tour de l'Open d'Australie, Benoît Paire possède les armes pour faire valoir son rang et atteindre au moins le troisième tour. Dans un bon jour, le protégé de Lionel Zimbler peut surprendre n'importe qui avec son relâchement et son très solide revers. Si on veut se prendre à rêver (même si c'est un objectif loin d'être inacessible), il peut disputer la deuxième semaine de Roland-Garros pour la première fois de sa carrière.