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Le Court Central

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Alexander Zverev, la nouvelle pépite du tennis allemand.

Alexander Zverev, la nouvelle pépite du tennis allemand.

A seulement 18 ans, Alexander Zverev est classé aux portes du top 50, et possède encore une marge de progression incroyable. Adoubé par Federer et Murray, beaucoup d'observateurs du tennis voit ce grand gaillard allemand d'1m98 comme un futur n°1 mondial. Portrait d'un joueur qui détonne par sa maturité et sa main efficace.

Alexander Zverev, la nouvelle pépite du tennis allemand.

Chez les Zverev, le tennis est une affaire de famille. Après le père, Alexander Sr, la mère, Irina, et le fils aîné, Mischa (45eme mondial et bon joueur de double), on demande le cadet, Alexander Jr. Né à Hambourg un beau jour d'avril 1997, le 58eme joueur a commencé à jouer au tennis dès l'âge de 5 ans, après avoir vu ses parents et son frère pratiquer le sport de la petite balle jaune. Doté de grandes aptitudes sportives - il est très doué au hockey, au basket, au golf et au foot- il décide de se consacrer pleinement au tennis à l'âge de 12 ans. Très vite, le Hambourgois devient un phénomène de précocité: à 16 ans, il dispute son premier match professionnel dans sa ville de naissance. Lors de ce tournoi, il rencontre celui qu'il considère comme un mentor: l'ancien n°2 mondial et vainqueur de Wimbledon, Michael Stich. Dans des propos rapportés dans le site The Sport Review, il tient à rendre hommage au directeur de ce tournoi qui lui a donné rapidement sa chance et qui lui donne régulièrement des conseils sur les moyens d'être un champion sur et en dehors du court: "Oui, il m'a beaucoup aidé. Depuis mes 16 ans, il m'a donné une invitation pour jouer à Hambourg. Il me parle toujours, me dit quels sont les points sur lesquels je peux m'améliorer, ce que je peux faire pour battre certains joueurs".

Après avoir terminé champion des juniors en 2013 (dans cette catégorie, il a remporté Roland-Garros et l'Open d'Australie), Zverev signe quelques belles performances sur le circuit secondaire avant que son talent éclose à la face du monde en juillet 2014. En effet, ce mois-là, il devint l'un des plus jeunes vainqueurs d'un Challenger et se fraya un chemin jusqu'aux demi-finales du tournoi 500 d'Hambourg. Malgré cet exploit et un début de médiatisation, l'adolescent allemand garde la tête froide et préfère progresser sur ses points faibles, sans vouloir griller les étapes. Ainsi, comme une hirondelle, il a entrepris de passer l'hiver au chaud, à Miami et ne s'entraîne à Hambourg qu'au retour des beaux jours en Europe. Guidé par son père et son grand frère, il sert souvent de sparring-partner à Roger Federer, son idole de jeunesse. Il témoigne, ainsi, beaucoup d'admiration pour l'ancien n°1 mondial, qui lui donne quelques conseils sur la manière de rester impassible sur le court et de gérer ses relations avec ses adversaires et les médias. Trilingue (il parle couramment l'allemand, le russe et maîtrise à la quasi-perfection la langue de Shakespeare), et bénéficiant encore d'une gueule d'ange (malgré sa maturité), il se sait convoité par les plus grandes marques de ce sport. Ainsi, au mois de février dernier, Adidas lui a fait les yeux doux pour le chiper à Nike. La marque aux trois bandes fait ainsi un pari en signant l'un des sportifs allemands les plus prometteurs: une future victoire en Grand Chelem serait un témoin de la fameuse qualité allemande.

Face à cet intérêt grandissant de la part de l'ensemble des acteurs du monde du tennis, beaucoup se seraient déjà brûler les ailes. Cependant, malgré les attentes autour de lui, Zverev assure, avec lucidité et patience, que le chemin à parcourir pour atteindre les sommets est long et sinueux. En effet, même s'il reconnaît que la génération dont il fait partie (avec Borna Coric, Quentin Halys, le sud-coréen Hyeon Chung, l'australien Thanasi Kokkinakis et, entre autres, l'américain Taylor Fritz) perce plus vite, il sait qu'il a un énorme travail physique à accomplir pour rendre sa fine silhouette apte à résister dans les longs marathons. Ainsi, en ce début de saison, son travail sérieux et discret commence à payer. Zverev s'invite plus régulièrement dans les derniers tours des tournois du circuit principal et sa main tonitruante (comparable à celle de Gasquet) met à mal des joueurs qui font partie du top 15. Ainsi, à Montpellier, il a atteint le dernier carré en se débarassant de Marin Cilic et a causé énorméments de difficultés à Tomas Berdych lors du premier tour de Coupe Davis. Il y a quelques jours encore, à Indian Wells, il est venu à bout de l'ancien n°8 mondial (et ex de Maria Sharapova) Grigor Dimitrov et s'est qualifié pour son premier troisième tour en Masters 1000. Sans euphorie, ce fan invétéré de Lebron James continue de tracer sa route et d'accrocher des noms de plus en plus prestigieux à son tableau de chasse. Bientôt, avec les futurs départs de joueurs comme Federer, Nadal ou Ferrer, des places seront à prendre et Zverev sera, très certainement, l'homme à battre du circuit. Le (zv)rêve deviendra réalité pour Alexander.