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Le Court Central

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Première pour Safarova, Williams dans la douleur.

Première pour Safarova, Williams dans la douleur.

On connaît désormais, la rencontre finale de cette édition 2015 de Roland-Garros: la patronne du classement mondial affrontera la tête de série n°13 Lucie Safarova. Si la première s'est arrachée pour mette fin aux espoirs de Timea Bazcinsky (4/6 6/3 6/0), la seconde s'est montrée plus solide qu'Ana Ivanovic (7/5 7/5) On vous raconte le récit des deux demi-finales, avec un petit coup de gueule en prime.

Lucie Safarova

Lucie Safarova

Safarova éteint Ivanovic

 

Il est quinze heures quand Safarova et Ivanovic foulent la terre battue du court Philippe-Chatrier. Ayant décidé de s'échapper quelques jours, le soleil s'installe, à nouveau, aux premières loges, accompagnée de sa nouvelle petite amie, la chaleur. A l'approche du retour du célèbre télé-crochet L'Amour est dans le Pré, le domaine de prédilection d'Aphrodite s'est, d'abord, appliquée dans les travées de Roland-Garros. Sous les yeux de son compagnon, le milieur de terrain allemenad Bastian Schweinsteiger, Ivanovic presse le jeu et, tel le rouleau-compresseur qu'est la Bayern Munich, mène rapidement 4-0, puis 5-2. Cependant, contrairement à l'équipe brésilienne qui a concédé 7-1 face à la Manschafft, la Tchèque s'est révoltée et a profité des problèmes de service de son adversaire, ainsi que de ses nombreuses fautes directes, pour recoller à 5-5, puis breaker et empocher le premier set 7/5.  

 

Sous les yeux de son viking, dont l'identité reste inconnue, la tête de série n°13 du tournoi met la tête (qui en fait tourner d'autres) de la Serbe sous l'eau, en lui volant sa mise en jeu d'entrée. Cependant, contrairement aux multiples tribus scandinaves du IX e siècle, les deux joueuses ont connu un gros coup de mou dès le milieu du second set: ainsi, on attend, ainsi, la réaction des écologistes devant le déchet proposé dans le jeu des deux joueuses dans cette seconde partie de la rencontre. A 5-4, malgré une balle de match de Safarova, Ivanovic propose , toutefois, une réaction et prend le service de son adversaire. Cependant, le répit est resté de courte durée, puisque la belle Serbe n'a su conserver sa mise en jeu. Cette fois-ci, sans trembler, la Tchèque conclut sa partie et peut exulter: elle atteint sa première finale d'un tournoi du Grand Chelem, qui plus est sans laisser échapper un set lors de son parcours.

Williams, qui joue l'émotion

Williams, qui joue l'émotion

Serena dans la douleur

 

Dans la foulée, Serena Williams et l'autre surprise du tournoi, Timea Bazcinsky, se jettent dans l'arène. D'entrée, la plus inexpérimentée des deux joueuses se montre conquérante et repond présente face à l'enjeu de cette demi-finale. Face à une Sérena Williams diminuée mais terriblement nonchalante, la Suissesse, 23ème joueuse mondiale, montre l'étendue de la palette de son jeu et multiplie les coups gagnants. Vers le sixième jeu, elle se premet, même, le luxe de prendre le puissant service de l'Américaine, avant de remporter, logiquement, le premiere set 6/4.

Cependant, perdre la première manche est devenue une habitude pour Williams cette année, à Roland. Ainsi, petit à petit, elle recouvre sa forme et revient progressivement dans la partie. La vaillante suissesse, face à l'impuissance relative de son adversaire du jour, ne parvient pas à tuer le match et laisse revenir la panthère rose de Roland-Garros: contrairement au célèbre cartoon de Blake Edwards, le match, au fur et à mesure de son avancement, se transforme en calvaire pour Bazcinsky, et commence à broyer du Noir dans la ville de l'interpètre de "La Vie en Rose". Après la perte du deuxième set, la joueuse s'élevant à 170 centimères n'a pu renverser la vapeur face à la n°1 mondial, qui a déroulé et n'a laissé aucune fenêtre de tir afin de s'enfuir au plus vite pour se rétablir. Malgré le score cinglant au set ultime (6/0) et son départ en larmes du court, la Suissesse a insuflé un vent de fraîcheur lors de ce tournoi et peut quitter Paris la tête haute. Proche d'arrêter sa carrière il y a deux ans, elle pourrait intégrer le top 15 lundi. 

 

Le coup de gueule du jour

 

Le Court Central essaie d'apporter le plus d'objectivité possible dans ses articles. Aujourd'hui, laissez moi le plaisir d'être, pour une fois, partial en employant la première personne: A mon sens, Bazcinsky méritait la victoire aujourd'hui. En effet, je comprends parfaitement que Williams soit diminuée aujourd'hui: cependant, son attitude nonchalante m'a vraiment agacé et ne paraît pas digne d'une joueuse qui vise son vingtième titre du Grand Chelem!En effet, faire toute une scène pour un rhume et exploser son adversaire dans la foulée, c'est témoigner un terrible manque de classe et de respect envers son adversaire et le public parisien. Un champion comme Nadal (loin d'être épargné par les tracas physiques) n'a, tout au long de sa carrière, chercher ni à trouver des excuses en cas de défaite, ni à exposer ses blessures (genoux) lorsqu'il en possédait. De plus, souvenez-vous de l'automne dernier, lorsqu'il se défendait sur les courts avec honneur (quitte à subir des défaites sèches, ou face à des joueurs dans les limbes du classement ATP) alors qu'il devait se faire opérer de l'appendicite: on peut repprocher beaucoup au jeu de l'Espagnol, mais, humainement, il demeure un grand champion. Pour finir, en ce moment se dispute le trophée des Légendes, qui regroupe des joueurs comme Navratilova, ou McEnroe: si Serena peut figurer dans ce groupe par son palmarès indiscutablement hors-norme, pas sûr qu'elle y trouve sa place avec cette attitude presque méprisante.