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Le Court Central

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Les vestiges de Petra.

Les vestiges de Petra.

Trois ans après son premier sacre à Wimbledon, la Tchèque Petra Kvitova (n°6) réitère son exploit cette année face à la jeune Eugénie Bouchard (n°13) (6/3 6/0). Après une relative traversée du désert pendant deux ans, la voilà de nouveau sous les feux des projecteurs

Les vestiges de Petra.

54 minutes: c'est le temps qu'il aura fallu à Petra Kvitova pour se défaire de la canadienne Eugénie Bouchard. En effet, pendant ces 54 minutes, Kvitova a déroulé, dominé et a fait parlé son expérience dans tous les compartiments du jeu. Le service? 4 aces et 82% de points gagnés derrière sa première balle. La volée? Intraitable, telle son illustre aînée Martina Navratilova, avec 11 volées converties sur 14. Sur la mise en jeu adverse? 13 balles de break procurées et 6 converties. Tous ces petits signes ne trompent pas: oui, c'est elle qui est allée chercher cette victoire, car elle s'est montrée solide mentalement, trois ans après sa première victoire insouciante à Wimbledon et après trois ans de galère, d'espoirs déchus, de performances décevantes. Hier, Petra est redevenue la joueuse qu'elle était en 2011: une grande gauchère puissante, et monstrueuse au coup droit qui réussit à écoeurer ses adversaires par sa vision du jeu et par sa puissance. Face aux attaques de Bouchard, elle rapplique par des passing imparables et aux angles incroyables. Comme Bartoli l'an dernier, elle n'aura pas eu besoin d'affronter des joueuses du top 10 pour soulever de nouveau le Venus Rosewater Dish. Pourtant, face aux sorties précoces des principales prétendantes au titre, il fallait tenir son rang et montrer qu'on ne figurait pas dans le top 10 par hasard. La voilà désormais de retour dans le top 5.

En face, Bouchard n'a rien pu faire. Jusque là impressionnante par la maturité de son jeu, la Canadienne n'a jamais été en mesure d'inquiéter son adversaire et de rentrer dans le match. De manière inhabituelle, c'est elle qui, au lieu de prendre des risques, a subi le niveau de jeu dément de son adversaire. Cela s'est surtout vu dans le deuxième set: les passing de la tchèque ont tellement de quoi effrayer que la joueuse francophone de 20 ans n'est monté qu'une seule fois à la volée et on ne peut mettre à son compte que huit coups gagnants sur l'ensemble de la rencontre. Comme Sabine Lisicki l'an dernier, Bouchard est passée au travers de sa finale. On espère pour elle qu'elle aura l'occasion d'en disputer d'autres et de les gagnes.